La rupture conventionnelle repose sur le principe d’un consentement des deux parties. Autrement dit, ce n’est ni un droit, ni une porte de sortie garantie.
Ce n’est pas la même chose de vouloir partir et de demander une rupture conventionnelle : le comment et le quand changent tout.
Dans quels cas je recommande de la demander explicitement
- Relation encore saine : manager ouvert et politique interne favorable
- L’employeur a un intérêt manifeste : réorganisation, tensions modérées
- Vous êtes prêt sur 3 points : date de départ, montant raisonnable, récit sobre
Dans quels cas je déconseille de la demander frontalement
- Conflit latent (risque de crispation et de blocage)
- Vous n’avez pas préparé votre dossier
- Vous craignez la prise de références / votre réputation après départ
- Vous êtes en situation fragile (burn-out, arrêt, etc.)
Une règle de base : ouvrir la porte avant de nommer la rupture conventionnelle
Il faut avant tout sonder le terrain : quelle est la politique interne en la matière ? Est-ce que beaucoup de RC ont déjà été accordées sur la période récente ?
Ensuite, avancer doucement la question des perspectives d’évolutions.
Il existe aussi des pistes pour initier une négociation.
Les phrases à éviter
- “Je veux une rupture conventionnelle sinon je saisis les prud’hommes”
- “J’ai toujours donné satisfaction, je pense mériter une rupture conventionnelle »
Quand l’employeur dit non : que faire ?
- Ne pas s’énerver
- Demander les raisons
- Temporiser
- Formaliser
- Prendre conseil